Numéro 3

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Avant propos

Le présent numéro  de « RASDL » réunit des articles écrits par des chercheurs africains. Ces derniers ont voulu partager avec nous le fruit de leurs terrains, recherches et travaux sur les langues et la linguistique africaine. C’est ainsi que les thématiques de ce numéro peuvent être rassemblées sous le nom de : « Langues et langages en contextes africains ». A ce propos, les différentes contributions composant ce numéro sont inscrites dans des domaines variés : en linguistique, en sociolinguistique générale et en analyse de discours.

Le numéro s’ouvre par la contribution de Moufoutaou ADJERAN  qui propose une étude qui consiste à présenter une esquisse des différentes représentations sociolinguistiques répertoriées dans les villes de Cotonou, de Porto-Novo et de Parakou dans un pays plurilingue comme le Bénin.

Ngala Bernard Ndzi appréhende le discours de classe pour vérifier si les représentations linguistiques des élèves et des enseignants étaient en corrélation avec les pratiques langagières observées en classe. L’analyse de la bande vidéo et des entretiens a permis la mise en évidence d’une corrélation entre les représentations linguistiques des enseignants interrogés et les pratiques langagières observées en classe bilingue.

Dans sa contribution, Adopo Achi Aimé présente une problématique qui  s'articule autour de la question des solécismes  qui sont des distorsions syntaxiques dans la construction de la phrase au regard de l’usage normatif. Il confirme que dans les énoncés de la presse écrite ivoirienne, on peut relever quelques uns dans une proportion relativement nombreuse. Il ajoute que la presse écrite ivoirienne, au regard des nombreux solécismes qui se glissent dans ses écrits, offre l’image d’une presse de qualité moyenne, du point de vue de l’usage de la langue française.

Koffi Kouakou Mathieu expose la problématique de la langue en la liant solidement au corps social dans lequel elle évolue et en insistant sur ses différentes imbrications sociales dont les hommes sont, en réalité, les vrais acteurs.

Ambemou Oscar DIANÉ &Benjamin Irié Bi Tié s’interrogent sur la validité inconditionnelle du postulat : dire c’est faire. En effet, partant du constat que les paroles produites par un locuteur X ne traduisent pas toujours une concordance univoque entre son dit et son action manifestée au moment de ce dit. Ils montrent, à travers un corpus tiré des conversations tenues par des ivoiriens, que la recherche de la compréhension de certains énoncés devrait tenir compte des considérations pragmatiques et culturelles.

Amidou Sanogo revisite le concept sociolinguistique du sanankounya à travers ces circonstances d’énonciation et ses manifestations socioculturelles. De plus, le sanankounya, en tant que ressource communicative, revêt une dimension pragmatique et interactionnelle due à des processus de contextualisation des données linguistiques.

Damanan N'dré  étudie le rapport ton/consonne ainsi que la question du ton bas flottant (TBF) dans les constructions associative du dadjriwalé. En ce qui concerne la relation ton/consonne, la désorganisation est patente. La répartition des consonnes en groupe transparent et opaque semble n’être plus pertinente, en l’état actuel de l’évolution de la langue.

 

N’guessan Konan Lazare a démontré que  la langue française subit des influences sociolinguistiques dans les territoires francophones et particulièrement en Côte d’Ivoire où le nouchi, particularité argotique spécialisée, transmet son dynamisme au français local. Transmission qui se réalise à travers des créations lexicales ou phraséologiques et des emplois inhabituels qui créent des relations sémantiques, des effets de sens tout aussi inhabituels.  C’est dans ce sens que sont abordés les termes vieux père, vieille mère qui permettent de montrer que le français local utilise des termes, bien connus dans la langue française, qu’il soumet à une forte contextualisation.

A la suite de ces différents articles,  les résumés de quelques travaux de recherche menés à Alger 2 au sein du département de français au cours de l’année 2016 sont mis à la disposition des lecteurs.

En conclusion, ce numéro regroupe des contributions aux couleurs de l’Afrique plurielle linguistiquement et culturellement. Les différents auteurs tentent d’apporter des éléments de réponse à la situation linguistique africaine à la fois riche et hétérogène. Toutes les  contributions ont traité un aspect de la sociolinguistique africaine en contextes africains.

Noudjoud BERGHOUT,

Alger, le 22-11-2016

Commentaires (3)

MANSOURI
  • 1. MANSOURI | 30/11/2016
bonjour
chercheure en linguistique et sciences du langage , je voudrais savoir si je peux envoyer un article en langue arabe ?
bon courage
Merci
Djamel Hamidi
  • 2. Djamel Hamidi | 25/11/2016
Bonjour
C'est quand vojs lancez l'appel à contribution au numéro 4 ?
cordialement
kacemi abbassia
  • 3. kacemi abbassia | 24/11/2016
plus de production scientifique inchaallah, nous attendons la revue avec impatience pour lire les articles

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